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Défis éthiques

Chaque champ d’intervention dans lequel des questions éthiques se posent est spécifique et comporte des défis qui lui sont propres. Il est possible d’identifier quelques défis rencontrés plus particulièrement dans les milieux étudiants.

PARTICIPATION DÉMOCRATIQUE VARIABLE

Le taux d’implication des membres d’une association ou d’un groupe étudiant dans les sphères démocratiques n’est pas toujours très élevé. Réalité importante en milieu universitaire, plusieurs étudiant-e-s manquent tout simplement de temps et, à l’extérieur des périodes politiques plus actives, il n’est pas rare de constater une baisse d’implication. À certains moments, il devient très difficile de tracer un réel portrait des intérêts et des attentes de celles et ceux que l’on représente. À la limite, une équipe peut voir son fonctionnement partiellement paralysé, faute d’être en mesure de déterminer ses orientations. L’un des rôles fondamentaux des associations et des groupes étudiants reste alors la conscientisation sur l’importance de la participation démocratique, qui peut s’accompagner, plus concrètement, d’une sensibilisation sur les dossiers en cours ainsi que de leur vulgarisation. Il va de soi qu’à cet effet, la présence des exécutant-e-s sur le terrain et l’instauration d’un système de communication efficace sont essentielles. Cela n’étant pas toujours suffisant, les équipes devraient aussi chercher à saisir les raisons de cette faible implication. Enfin, elles devraient savoir innover sur les méthodes à employer, ce qui peut aller jusqu’à repenser certaines pratiques consultatives.

PRISES DE DÉCISIONS RAPIDES

Certains dossiers évoluent rapidement, d’autres, imprévus, font surface au moment où on s’y en attend le moins. Que ce soit pour éviter de prendre du retard ou pour éviter d’embourber des processus engageant d’autres acteurs, certaines situations empêchent d’entreprendre des consultations appropriées. Confronté-e à la nécessité d’agir et poussé-e par l’urgence du moment, un-e exécutant-e peut prendre une décision qui paraît banale et qui peut pourtant provoquer une vague de répercussions inattendues. De là l’importance de définir les mandats clairement et ce, le plus rapidement possible. Sans que l’assemblée générale ne se soit prononcée sur un élément particulier, elle peut avoir pris des positions sur une variété d’orientations et avoir donné un mandat de confiance aux exécutant-e-s à propos de certaines prises de décisions.

Un travail important à effectuer avant d’établir de tels mandats est de chercher à prévoir les cas susceptibles d’émerger au cours de l’année et de porter l’attention de l’assemblée sur ces possibilités. Il peut être aussi très utile de déterminer qui doit être consulté lorsqu’une décision est à prendre dans l’urgence (par exemple, un minimum des deux tiers du comité exécutif doit prendre position; une réunion extraordinaire du conseil d’administration doit être convoquée, etc.).

  • N’oubliez pas de conserver des traces des mandats et résolutions pris en assemblée, de même que de l’ensemble des procès-verbaux découlant des réunions du conseil d’administration et des divers comités (en version imprimée et en fichier électronique).
  • Le fait d’offrir des comptes rendus aux membres quant aux actions et prises de décisions découlant de ces mandats, en assemblée ou par des systèmes de communication interne, est une opération tout aussi importante.

INTERPRÉTATION DES MARGES DE MANŒUVRE

Même si les mandats, les rôles et les attentes sont clairement définis, il peut arriver que les interprétations de ceux-ci divergent en fonction d’un contexte particulier. L’assemblée a pris une position et a exprimé sa confiance envers les exécutant-e-s, mais quelles sont les limites de cette marge de manœuvre? Que faire, par exemple, dans un cas où une dépense imprévue doit être effectuée rapidement par des exécutant-e-s pour accomplir un mandat qui a été transmis, alors que cette dépense dépasse la limite permise sans une autorisation de l’assemblée générale? Il peut être pertinent de définir qui tranchera en cas de divergence d’opinions. Est-ce le comité exécutif, le conseil d’administration ou un comité consultatif créé à cet effet? À quel moment doit-on se remettre à l’assemblée générale si un accord n’est pas trouvé? Existe-t-il d’autres voies de consultation rapide, par exemple par sondages ou médias électroniques?